Samedi 21 juillet 2007
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15:20
(interview de 7 à 8) ou retranscrire l'entretien.
On peut dire en parlant de toi que farceur dans l'âme, tu avais réussi un élégant tour de passe-passe :
nous faire oublier que tu étais malade.
Pudiquement, tu dissimulais
la maladie, on ne connaissait rien de ta lutte quotidienne :"je ne suis pas un malade mais un artiste..." revendiquais-tu souvent.
Aux jeunes impatients ou à ceux qui viennent de vivre une désillusion, les adultes ont coutume
de rétorquer qu'ils ont "toute la vie" devant eux. Toute? Depuis longtemps, tu savais chaque minute précieuse.
Tout à la fois timide et volontaire, enthousiaste et réservé, tu avais conquis le coeur du public par
ta pudeur et ta fragilité.
Mais cette fragilité n'était qu'apparente, tu étais fort Grégory, donnais tout pour le chant, ta
passion et t'efforçais de vivre comme n'importe quel garçon de ton âge. Si ce n'était biensûr, cette maladie qui affaiblissait ton corps.
Tu ne te plaignais pas et dans les moments douloureux, ne cherchais pas la clémence, encore moins la
pitié.
Par emili080888